LES CONTES DE MAUPASSANT

 

  Le théâtre de L'Arche présente sa nouvelle création:

DU CÔTE DE CHEZ MAUPASSANT

La pièce se présente sous forme de quelques "contes ou "nouvelles" ....récits brefs entre farce et tragédie, ou comment la bétise et l'égoïsme humains deviennent, sous le regard aigu de l'auteur, un spectacle drôle et réjouissant
ce sont:"
LA BETE A MAÎT'BELHOMME"/"LE ROSIER DE Mme HUSSON"/LA FICELLE"/
"LES SABOTS"/"LE PETIT FUT"/et "LE RETOUR" 

Les Contes et Nouvelles de Maupassant constituent un fonds quasi inépuisable de récits brefs, qui répondaient à l’époque à l’exigence de divertissement du lecteur de journal, et qui aujourd’hui, tout naturellement, ont la faveur de la télévision. Pourtant, à relire l’ensemble de ces récits, on est frappé par la vision du monde totalement pessimiste de l’auteur.

 

Le regard de Maupassant, en effet, est d’une acuité redoutable : « Je vois, dit-il, des choses farces, farces, farces, et d’autres tristes, tristes, tristes ; en somme, tout le monde est bête, bête, bête, ici comme ailleurs. » Entre farce et tragédie, une lucidité désespérée offre une illustration grotesque de la comédie humaine. Un regard distancié et un trait caricatural convertissent l’observation de la bêtise et de l’égoïsme de l’homme en spectacle drôle, et pour ainsi dire, réjouissant. La dérision, cette méchanceté joyeuse, frappe ici fort et juste.

 

Dans cette peinture sociale, le paysan normand, et plus généralement l’homme normand, que l’auteur avait sous les yeux – mais il ne fait aucun doute que pour Maupassant l’homme universel « ici comme ailleurs » n’est pas sensiblement différent - occupe une place privilégiée : il est bête, grossier, méchant, rusé, âpre au gain, jouisseur… Voyez Chicot, Caniveau, Malandain, Omont… tandis que souvent aussi on le voit misérable, démuni, abruti par le travail des champs, victime dérisoire de la cruauté des gens et d’une fatalité inexorable : tel est, par exemple, le héros de « La Ficelle ».

 

Enfin, l’histoire d’Isidore le rosier est ici incomplète : au spectateur de deviner le sort du jeune homme qui, riche de quelques pièces d’or, voit s’ouvrir une vie nouvelle. Comme chez Maupassant le pire est (presque) toujours sûr, on se dit que la fin ne peut être que douloureuse !

http://www.theatredelarche.free.fr/presentation.htm

 

SALLE L'ASTROLABE LE RELECQ-KERHUON